L’affaire Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier politique

Nous voudrions vous présenter ici un ouvrage fort attendu dans le milieu militant sur le prisonnier politique, communiste et révolutionnaire libanais, « L’affaire Georges Ibrahim Abdallah », écrit par Saïd Bouamama.

Photo couverture du livre de Saïd Bouamama

Dans son introduction, Saïd Bouamama compare, à juste titre, « l’affaire Abdallah » à « l’affaire Dreyfus », bien connu dans le monde et qui a fait l’objet de nombreux ouvrages et films.

« Comme il y a eu hier une « affaire Dreyfus » ou une « affaire Audin », il y a aujourd’hui une « affaire Abdallah ». Arrêté le 24 octobre 1984, Georges Ibrahim Abdallah est non seulement le plus ancien prisonnier politique de France aujourd’hui, mais le plus ancien de l’historie de la France depuis la révolution française (1789). Même un Auguste Blanqui, surnomé « l’enfermé » en raison de ses nombreux séjours en prison, ne purgera pas une peine aussi longue d’une seule traite.

L’année 2021 sera celle de la trente-septième année d’incarcération de Georges, c’est-à-dire celle d’un emprisonnement égal au cumul de tous les séjours en prison de « l’enfermé ».

À titre comparatif, Nelson Mandela purgera une peine de 27 ans sous le régime raciste de l’apartheid. Il faut aller au cœur du système impérialiste aux États-Unis, pour trouver en la personne du militant américain Léonard Peltier, un détenu politique plus ancien, avec le triste record de 43 ans d’emprisonnement. »

Georges Ibrahim Abdallah lors de son procès en France

L’auteur s’insurge contre la classe dominante française ainsi que l’impérialisme sous toutes ses formes et de ses laquais qui commettent impunément des crimes contre l’humanité partout dans le monde tout en se drapant d’innocence en condamnant de véritables innocents comme Georges Ibrahim Abdallah. Il présente le plus ancien prisonnier de France comme un résistant communiste pour la Libération des peuples opprimés luttant contre le joug impérialiste des forces d’oppression et d’Occupation. Sa lutte est donc légitime et il fait partie de nos luttes car nous luttons avec lui contre l’impérialisme.

Photo stylisée de Georges Ibrahim Abdallah portant le Kheffieh rouge palestinien

Il faut savoir que Georges Ibrahim Abdallah est issu d’une famille chrétienne maronite, Georges Ibrahim Abdallah naît en 1951 à Kobayat, au nord du Liban. Instituteur, il se politise très tôt au marxisme et au nationalisme arabe, deux mouvements en pleine ascension dans le monde arabe.

Après la Nakba de 1948 et la Guerre de 1967, le Liban accueille dans des camps des millions de réfugiés palestiniens qui sont chassés par Israël. C’est dans ces camps que la vie palestinienne s’organise et c’est aussi à travers eux que Georges Abdallah découvre la Palestine.

En septembre 1970, le régime jordanien chasse la résistance palestinienne de son territoire leur reprochant leur lutte contre Israël depuis sa frontière. Des milliers de résistants trouvent refuge au Liban ce qui impact profondément la vie politique libanaise.

En 1971, Georges Abdallah rejoint le Front Populaire de Libération de la Palestine – FPLP. Une organisation marxiste palestinienne fondée en décembre 1967 par Georges Habache et Wadie Haddad.

Georges Abdallah est blessé en 1978 dans des combats contre l’invasion israélienne du Liban. Il comprend très tôt que derrière Israël, la guerre sert aussi des intérêts occidentaux et notamment américains.

En 1982, c’est l’invasion israélienne du Liban appelée « Paix en Galilée », Beyrouth sera occupée. Cette invasion fait 20.000 victimes civiles dont le massacre de Sabra et Chatila en septembre 1982. Le Sud-Liban est occupé par Israël jusqu’en juin 2000.

Face à cette occupation et aux massacres d’Israël, Georges Abdallah co-fonde les FARL – Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises. L’objectif est de « frapper l’ennemi partout où il se trouve ».

Les FARL revendiquent plusieurs opérations dont l’exécution de Charles Ray, attaché militaire , et de Yacov Barsimentov, responsable du Mossad, en 1982 à Paris. Ils déclarent : « Depuis sept ans le peuple Libanais subit la guerre. […] C’est notre droit de nous défendre. »

Georges Ibrahim Abdallah est donc rompu idéologiquement à la lutte armée contre les forces colonialistes et impérialistes sur lesquels s’appuie le sionisme pour Occuper les Palestine et il n’hésite donc pas, le moment venu, de prendre les armes pour lutter contre la force d’Occupation sioniste tant au Liban qu’en Palestine.

Il revendique même sa lutte armée de Libération comme une lutte légitime contre les forces colonialistes et impérialistes qui occupent illégalement la Palestine.

Pierre Stambul écrit dans la Préface : « Mon père a évolué à droite et est devenu anticommuniste avec l’âge. (Mais) Sur l’époque de la lutte armée – le père de Pierre Stambul lutta dans la Résistance avec le MOI contre l’Occupation nazi pendant la IIe Guerre mondiale – il n’a pas varié et a toujours dit : « nous savions que, si nous luttions, nous étions condamnés à mort, et (que) si nous ne luttions pas, nous étions aussi condamnés à mort. Alors nous avons choisi de lutter. »

Il rappelle que, dans l’histoire de toutes les luttes de libération nationale, les résistant.e.s ont toujours été initialement traité.e.s de « terroristes ». Cela a été le cas en Algérie, au Vietnam, en Afrique du Sud. Même les sionistes furent considérés à un certain moment comme des « terrorises ».

Saïd Bouamama affirme, dans son essai, l’innocence de Georges Abdallah. Nous sommes en présence d’une « affaire d’état » dit-il. Il dénonce l’ingérence du pouvoir politique dans sa condamnation et l’acharnement du pouvoir d’état à la garder incarcérer malgré qu’il ait purgé l’entièreté de sa peine.

Libérable, dit-il, selon le droit français depuis 1999, Georges se voit systématiquement refuser ses demandes de libération conditionnelle jusqu’en 2003 quand l’administration de Pau autorise finalement sa libération qui est refusée sur intervention du ministre de la Justice en novembre 2004. Il s’en suivra une série d’interventions politiques au cours desquels même le Département d’État des États-Unis en la personne d’Hillary Hilton est personnellement intervenue pour exiger que le gouvernement français ne libère pas Georges Ibrahim Abdallah.

Rappelons, de surcroît, le fait que la couverture médiatique dont « l’affaire Abdallah » fut l’objet lors de son arrestation en 1984 et de sa condamnation sous le couvert du « secret d’état », procédure soustrayant le procureur de la République de son obligation de divulguer la preuve à l’accusé pour sa  défense lors du procès, fut plus que tendancieuse et nous laisse croire à une intervention du politique dans le pouvoir juridique, transgressant ainsi la nécessaire indépendance que le pouvoir judiciaire doit avoir avec le pouvoir politique dans un soi-disant « état de droit ».

« On imagine également assez mal que l’opinion publique française accepte (…) sans bouger la libération de Georges Ibrahim Abdallah alors que quinze blessés (…) sont toujours hospitalisés » assène par exemple la journaliste de Libération Véronique Brocard.

« L’affaire Abdallah, martèle Saïd Bouamama, est également un bel exemple de la fabrique médiatique de l’opinion et un analyseur de notre système médiatique dominant. L’absence de mobilisations significatives de nombreuses organisations et associations de « gauche » jusqu’y compris celles se revendiquant comme Abdallah, de l’anticapitalisme et de l’anti-impérialisme, est une autre dimension de l’affaire. La peur d’être accusé de soutenir un « terroriste » conduit à un silence gêné et à l’inaction pour le mieux, à la reprise des accusations officielles pour le pire. »

« L’affaire (…) souligne l’efficacité du thème du « terrorisme » dans la bataille pour l’hégémonie culturelle que mène la classe dominante », ajoute Saïd Bouamama.

En paraphrasant Jean Jaurès, nous devons, dit Saïd Bouamama, sans hésitation crier:

« La France a sur la joue cette souillure, l’histoire écrira que c’est dans l’hexagone qu’un tel crime social a pu être commis pendant plus de 35 ans. Puisqu’ils ont osé, nous oserons aussi, nous (…) Notre devoir est de parler, nous ne voulons pas être complices. Nos nuits seraient hantées par le spectre de l’innocent qui expie là-bas, un crime qu’il n’a pas commis. »

Oser lutter! Oser vaincre!

Face à la répression, la solidarité est notre arme!

P.S.: Pour commander le livre « L’affaire Georges Ibrahim Abdallah » de Said Bouamama et soutenir l’édition indépendante, cliquer ici:

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Vidéo du lancement du livre de Saïd Bouamama:

https://youtu.be/xl9cgw7dkhc

Visioconférence Zoom sur la solidarité avec les étudiantEs sur les campus universitaires canadiens organisée par les étudiantEs de l’Université McGill et Canadian Foreign Policy Institute

À la veille de la performance du Centre Bell de Roger Waters Montréal, la légende du rock soutiendra les étudiants de McGill University qui ont fait face à une litanie d’attaques pour avoir fait avancer le mouvement de libération de la Palestine.

Il sera discuté au cours de l’Événement Facebook et Zoom des attaques contre la solidarité palestinienne sur les campus à travers le Canada et de l’importance de soutenir la lutte palestinienne.

Waters sera accompagné d’un représentant étudiant de McGill University pour parler du succès et des obstacles à la solidarité avec la Palestine à McGill University.

https://facebook.com/events/s/standing-up-for-student-solida/1261912677950329/

Hôte : Canadian Foreign Policy Institute

Co-sponsors : Just Peace Advocates et Solidarité pour les droits humains des Palestiniens McGill

Commanditaire média : Rabble.ca

La Conférence Zoom aura lieu le 14 juillet à 15h00 HNE.

Pour l’inscription Zoom: https://us06web.zoom.us/webinar/register/WN_wbLo50nESNKVo1aL9uaZTQ

Les défilés de la victoire de la Seconde Guerre mondiale dans les zones « libérées » du Donbass défient les attaques ukrainiennes

Les défilés de la victoire de la Seconde Guerre mondiale dans les zones « libérées » du Donbass défient les attaques ukrainiennes

Aujourd’hui, 9 mai, les villes ukrainiennes, qui sont passées sous contrôle russe, ont organisé des célébrations pour commémorer l’anniversaire de la victoire de l’URSS dans la Grande Guerre patriotique.

Des milliers de personnes ont assisté aux célébrations, portant des drapeaux soviétiques et russes ainsi que des photos de leurs proches qui ont combattu le nazisme en 1941-1945.

voir les vidéos et plus de photos ici :

Source: https://thefreeonline.com/2022/05/09/ww2-victory-parades-in-liberated-areas-of-donbass-defy-ukrainian-attacks/

Un général canadien arrêté alors qu’il « tentait de fuir le sous-sol de l’aciérie de Marioupol »

L’armée russe a détenu le général canadien Trevor Cadieu à Marioupol dans la nuit du 2 au 3 mai alors qu’il tentait de s’échapper des caves de l’aciérie d’Azovstal.

Pour cacher l’évasion, les nazis ont organisé une provocation. Les tentatives de sauvetage ratées et l’insistance à ouvrir des couloirs humanitaires étaient autant de tentatives pour cacher les dirigeants de l’OTAN qui se cachaient dans l’aciérie.

En 2017, Cadieu a dirigé l’opération Réassurance, un exercice militaire de l’OTAN dans les pays baltes, auquel l’armée espagnole a également participé.

Le général a été transféré à Moscou, où il est interrogé.

La version de la radio publique canadienne est que le général faisait l’objet d’une enquête de l’armée pour « conduite sexuelle inappropriée » envers un autre militaire et que le 5 avril, il a décidé de prendre sa retraite.

C’est à ce moment précis que la nouvelle est tombée que le général de l’armée américaine Roger L. Cloutier avait également été capturé, également à Marioupol. (voir le lieutenant-général américain Roger L. Cloutier, Jr. pris prisonnier en… Des rumeurs persistantes selon lesquelles le lieutenant-général de l’armée américaine Roger L. Cloutier, Jr., fait prisonnier à Marioupol, gagnent du terrain. Des rapports à ce sujet sont allés avec un lien vers le portail bien renseigné des vétérans américains Veterans Today…)

Selon Red Voltaire, le général canadien était responsable du biolaboratoire 1, où 18 personnes travaillaient sous ses ordres.

Des courriels provenant de l’ordinateur du fils du président américain, Hunter Biden, montrent qu’il a collaboré avec un sous-traitant du Pentagone pour financer des laboratoires de guerre biologique en Ukraine.

Par l’intermédiaire de la société Rosemont Capital, Hunter Biden et le fils adoptif de John Kerry, ancien secrétaire d’État des États-Unis, ont organisé un canal de financement caché pour les laboratoires que le Pentagone possédait en Ukraine sous le nom de Defense Threat Reduction Agency (DTRA), une institut du département de la Défense des États-Unis pour la guerre biologique.

Dans un billet précédent, nous expliquions que les laboratoires de guerre biologique du ministère ukrainien de la Défense situés à Kiev, Odessa, Lviv et Kharkov avaient reçu un montant total de 32 millions de dollars des États-Unis.

Un document en date du 6 mars 2015 confirme la participation directe des États-Unis au financement des projets.

Les laboratoires ont mené des expériences avec des échantillons de coronavirus de chauves-souris. L’objectif de ces enquêtes biologiques et d’autres était la création d’un mécanisme de transmission caché pour les agents pathogènes mortels.

Le Pentagone contrôle une soixantaine de laboratoires de guerre biologique aux frontières de la Russie et de la Chine. Les installations ont été modernisées depuis 2005 aux dépens du budget militaire américain.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a en outre révélé que les États-Unis maintiennent 336 laboratoires dédiés à la recherche sur les armes biologiques dans différents pays pour le compte du Pentagone.

Le 11 mars, les laboratoires biologiques financés par les États-Unis en Ukraine découverts par les troupes russes ont fait l’objet d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. De son côté, l’OMS a demandé à l’Ukraine de détruire les agents pathogènes dangereux qu’elle conserve dans ses laboratoires pour prévenir l’apparition de maladies.

Le scandale des laboratoires secrets a contraint l’ambassade des États-Unis à Kiev à retirer les mentions qu’elle avait sur son site Internet à ce sujet.

Source: https://thefreeonline.com/2022/05/06/canadian-general-arrested-while-trying-to-flee-the-basement-of-the-mariupol-steel-plant/

La manifestation anticapitaliste dispersée par des « agents irritants » au centre-ville de Montréal

Des manifestants contre le capitalisme rassemblés au centre-ville dimanche après-midi ont été dispersés par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) après avoir brisé des vitres, fait des graffitis et lancé des projectiles vers les policiers.

« Cette année, les militant-e-s anticapitalistes ont envoyé un message clair : il n’y aura jamais assez de flics, assez de lois crasses, ni assez de prisons pour cacher les crimes commis au nom de l’économie capitaliste suprémaciste blanche », a affirmé dans un communiqué le CLAC (Convergence des luttes anticapitalistes, Montréal), responsable de l’évènement.

Le groupe s’est mis en marche vers 17 h 45. Une quinzaine de minutes plus tard, des fumigènes étaient utilisés. Rapidement, la manifestation a pris une tournure combattive. Des vitres ont été fracassées, des graffitis ont été faits sur des devantures et des voitures de luxe, et des roches ont été lancées sur les policiers qui encadraient le rassemblement.

« Des symboles du capitalisme et du colonialisme ont été légitimement pris pour cibles par des manifestant-e-s, comme Google, le Palais des congrès et plusieurs banques, a soutenu le CLAC par courriel. Ensemble, nous leur avons prouvé que la peur doit changer de camp. »

À 18 h 04, le SPVM a spécifié sur Twitter qu’une opération de dispersion était en cours dans le secteur du Palais des congrès. « Les gens doivent quitter immédiatement les lieux », a gazouillé le SPVM.

Après les demandes du SPVM, des « agents irritants » ont été utilisés pour disperser la foule. Vers 18 h 15, le rassemblement s’est défait. Des agents du SPVM ont continué de patrouiller dans le secteur.

À titre d’information: Le cyberpartenariat de l’OTAN avec l’industrie

Le cyberpartenariat de l’OTAN avec l’industrie a été approuvé par les États membres lors du sommet du pays de Galles en 2014. Les participants à ce partenariat sont décrits comme « des entités de l’OTAN, des équipes nationales de réponse aux urgences informatiques (CERT) et des représentants de l’industrie des pays membres de l’OTAN ». Lors de son annonce, il a été dit qu’il était pertinent pour « les petites et moyennes entreprises, qui peuvent souvent fournir des solutions innovantes dans le cyberespace ».

Le Cyberpartenariat de l’OTAN industrie a récemment annoncé la tenue de la première conférence « NATO Edge » du 25 au 27 octobre 2022 sur le thème « Technology in Focus » à Mons, en Belgique. Selon l’annonce, « cet événement sera centré sur la technologie, ainsi que sur la collaboration et les partenariats, nécessaires pour assurer l’avenir de l’Alliance. Dans la foulée du sommet de l’OTAN à Madrid, NATO Edge proposera des discussions sur les travaux de l’Agence sur les technologies émergentes et perturbatrices qui comprennent l’intelligence artificielle et les données. »

« NATO Edge réunira des industriels, des nouvelles entreprises, des universitaires, ainsi que des représentants des pays et de l’OTAN, pour discuter des sujets technologiques les plus urgents. L’Agence présentera également ses prochaines opportunités commerciales pour que l’industrie et les organisations à but non lucratif puissent en savoir plus et poser des questions. »

On promet aux participants « un événement interactif composé de discours et de panels distingués, de séances en petits groupes et de possibilités de réseautage. Une exposition mettra en lumière les innovations du secteur privé dans toute l’Alliance ».

Une citation promotionnelle au moment de la création du partenariat indique que « L’industrie est un acteur clé dans le cyberespace étant donné que le secteur privé possède la majorité des systèmes d’information dans le monde et qu’il fournit des solutions techniques en matière de cyberdéfense. En deux mots, le secteur industriel est souvent notre première ligne de défense ;c’est lui qui détient ‘les blindés et les soldats’ de la cyberdéfense ». Le secrétaire général délégué de l’OTAN de l’époque, Alexander Vershbow, s’est vanté que deux semaines seulement après le sommet, de l’OTAN au pays de Galles en 2014, 1 500 « responsables industriels et décideurs politiques » s’étaient réunis pour un symposium de l’OTAN sur l’assurance de l’information.

Source: https://cpcml.ca/fr/dla220425-lmlq-art5/

Les plus grands profiteurs et exécutants de la guerre cybernétique

Lorsque les États-Unis et les pays membres de l’OTAN mènent une guerre cybernétique, elle est qualifiée de défensive. Lorsque des attaques menées contre des infrastructures ou des installations sont attribuées aux Russes, elles sont dites offensives. L’opération Locked Shields a été présentée dans un contexte où on prétendait hystériquement que la Russie allait lancer une offensive cybernétique majeure. Malgré les hauts cris, rien de cela ne s’est concrétisé. Ce qui s’est passé, par contre, c’est que les États-Unis et les pays de l’OTAN ont bloqué l’accès aux sources d’information du gouvernement et d’agences russes, empêchant des milliers de personnes d’avoir accès à l’information en utilisant ces sources. Ce n’est pas considéré comme une violation parce que la mesure est dite défensive.

Le projet de détection et d’analyse des pannes d’Internet de l’Institut de technologie de la Géorgie, qui calcule les pannes d’Internet à l’échelle internationale, rapporte que depuis le début du conflit militaire, les tests des services d’Internet en Ukraine ont révélé une réduction de 16 % dans la connectivité, comparativement aux semaines précédant la guerre.

Un des plus importants profiteurs et exécutants de la guerre cybernétique est Microsoft. Tom Burt, vice-président de la Gestion de la confidentialité et de la sécurité des clients, est cité dans le Wall Street Journal. Il aurait dit que Microsoft avait constaté « l’augmentation d’au moins un ordre de grandeur dans la fréquence et la sévérité des attaques depuis l’invasion. » « Il s’agit d’une guerre cybernétique pleine et entière », a-t-il dit.

Un autre important profiteur de la guerre, Cisco Systems, a renchéri. Le directeur de la division Talos de cybersécurité de l’entreprise a dit : « Nous voyons des acteurs de catégorie B ou C en Russie. C’est relativement facile de retracer ces gens — ils ne débordent pas d’imagination. »

Il parlait d’un rapport sur une attaque contre le principal service d’Internet ukrainien, Viasat, le 24 février. Les quartiers généraux de Viasat sont aux États-Unis. L’attaque a réussi à désactiver le service d’Internet. Une enquête est menée par le renseignement ukrainien, l’Agence de sécurité nationale (NSA) des États-Unis et l’organisation française de cybersécurité ANSSI. Non seulement Viasat fournit-il un service d’Internet au détail, mais il agit aussi en tant qu’entreprise de défense pour le gouvernement américain ayant conclu des contrats avec la police et l’armée ukrainiennes. Les spéculations vont bon train comme quoi cette attaque visait à désactiver « les communications entre les systèmes d »armes intelligentes’ déployés partout au pays ».

Viasat lui-même a retenu les services de la compagnie de cybersécurité américaine Mandiant pour qu’elle l’assiste dans son enquête. La compagnie, considérée comme l’une des plus prestigieuses dans son domaine, a récemment annoncé que Google allait en faire l’acquisition pour la somme de 5,4 milliards de dollars. Les sources gouvernementales ont affirmé que « des modems ont été grillés par une mise à jour malveillante par des pirates ayant accès à une quelconque partie du réseau de Viasat ».

Un porte-parole de Mandiant, John Hultquist, a dit : « C’est de plus en plus clair qu’une des raisons pour des attaques plutôt modérées en Ukraine vient du fait que ceux qui défendent le système sont très agressifs et excellent à confronter les acteurs russes. » Il n’a pas élucidé si les attaques avaient été modérées parce que les auteurs avaient suivi une autre stratégie.

Pour sa part, le Conseil américain sur les relations étrangères a publié le 6 avril un article dans son journal Foreign Affairs intitulé « Le mythe de la guerre cybernétique manquante ». Il a affirmé que non seulement « le piratage russe avait porté fruit en Ukraine », mais a aussi déclaré que « cela représente une menace partout ». L’auteur de l’article déplore le fait qu’un mois après l’éclatement du conflit Ukraine-Russie, « une pléthore d’éminents analystes et universitaires de cyberconflits » ont conclu que « les activités de la Russie dans le cyberespace ont été faibles sinon inexistantes ». Il déplore que ces experts « aient écarté le rôle des cyberopérations » et aient conclu que « l’activité cybernétique russe à long terme contre l’Ukraine ne peut être qualifiée de guerre en tant que telle ».

Visiongain, une compagnie de renseignements d’affaires basée au Royaume-Uni, a publié une étude du marché en prévision des sommes d’argent à faire dans le domaine en essor de la guerre cybernétique dans la prochaine décennie. C’est un rapport de plus de 390 pages, publié en juillet 2021, intitulé « Rapport sur les prévisions pour le marché militaire mondial de la cybersécurité 2021-2031 », dont le prix de vente est de 6 500 dollars.

Selon le communiqué de presse faisant la promotion du rapport, le marché mondial de la cybersécurité militaire est évalué à 26,7 milliards de dollars en 2021 et devrait croître jusqu’à 43,7 milliards $US en 2031, ce qui représente un taux de croissance annuel composé de 5,4 %.

« Certains des facteurs importants contribuant à la croissance du marché mondial », peut-on lire dans le communiqué de presse, « comprennent les investissements à la hausse dans les activités de recherche et développement, la capitalisation des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, les technologies informatiques et les technologiques de combat. »

Selon le rapport, « les pays en développement et émergents investissent des montants massifs d’argent pour le rehaussement de leur puissance militaire. Par exemple, les États-Unis ont augmenté leurs dépenses militaires de 736,4 milliards de dollars US à 933,8 milliards de dollars US au cours de la période de 2015-2021, alors que la Chine a augmenté ses investissements militaires de 141 milliards de dollars US à 209 milliards de dollars US au cours de la même période. Il dit que les « pays émergents » développent leur puissance défensive pour « défaire les attaques terroristes ». Inscrits comme « pays émergents » sont l’Inde, l’Australie et la France. On affirme que l’optimisation « des bases militaires et de la numérisation de l’équipement donne un essor au marché militaire de cybersécurité ».

On trouve dans le rapport des « aperçus d’entreprises » des acteurs du marché comme Lockheed Martin, basé à Bethesda, au Maryland aux États-Unis, qui réalise un chiffre d’affaires de 65,4 milliards US et emploie 110 000 employés. Ses « capacités cybernétiques » sont décrites comme comprenant « des armes de durcissement cybernétique, des systèmes de missions et de formation, outillant les guerriers cybernétiques de technologies pour les missions offensives et défensives, développant des technologies qui rendent possible des opérations cybernétiques, et aidant la communauté du renseignement à cueillir, analyser et disséminer les menaces de renseignement ».

Concernant le « paysage concurrentiel » du marché, Visiongain dit que « le marché mondial de cybersécurité militaire est partagé entre plusieurs acteurs mondiaux et locaux ». Certaines des entreprises dont on dresse le portrait dans le rapport sont BAE Systems Plc, General Dynamics Corporation, Raytheon Intelligence & Space, Northrop Grumman Corporation, Airbus Cybersecurity, Leonardo S.p. A., NetCentrics Corporation, Fujitisu Limited, CyberArk Software Ltd, Booz Allen Hamilton, Thales Group, Lockheed Martin Corporation, Cisco Systems inc, CACI International inc, et Atos SE.

L’industrie de guerre cybernétique a été particulièrement stimulée par la déclaration en 2009 de l’administration Obama qui a annoncé la « cybersécurité » comme une de ses « grandes priorités ». À ce moment-là, le grand profiteur de la guerre cybernétique Raytheon avait publié des demandes d’emploi sur son site Web en déclarant qu’il « répondait à l’appel [d’Obama] à l’embauche de plus de guerriers cybernétiques cette année pour aider à mener la guerre cybernétique numérique ».

Les postes affichés étaient en « rétro-ingénierie, développement de noyaux de systèmes d’exploitation, et ingénieurs en détection de vulnérabilités et d’intrusion ». L’entreprise était aussi à la recherche d’une profession décrite comme « spécialiste en assainissement des médias ». Le site Web en technologie Wired avait cherché à s’informer si l’« assainissement des médias » était celui des « médias » tels que des disques durs ou de « travailleurs capables de faire passer le message de l’entreprise aux journalistes ». Raytheon n’a pas répondu.

Dans ce contexte de l’explosion d’un nouveau marché, Wired a rapporté qu’un grand nombre d’entreprises de la défense achetaient des compagnies de sécurité informatique plus petites afin de se garantir une meilleure part des milliards de dollars provenant des dépenses militaires des États-Unis dans le secteur de la cyberguerre. On rapportait que les grandes entreprises comme Raytheon, Lockheed Martin, Boeing, Science Applications International Corporation (SAIC) avaient avalé tout rond ces petites entreprises.

On rapporte que Raython s’était procurée trois entreprises de sécurité en réseaux informatiques (Oakley Networks, SI Government Solutions et Telemus Solutions inc.) au cours des deux années précédentes pour consolider ses capacités en cybersécurité, et avait annoncé ses plans d’ajouter encore 300 ingénieurs en sécurité à son équipe en 2009.

Source: https://cpcml.ca/fr/dla220425-lmlq-art4/

Les États-Unis et l’OTAN mènent des exercices de cyberguerre de grande envergure

Du 19 au 22 avril, le Centre d’excellence pour la cyberdéfense en coopération (CCDCOE) de l’OTAN a organisé ce qui est considéré comme « l’exercice international de cyberdéfense en situation réelle le plus important et le plus complexe au monde ». Appelés « Locked Shields », ces exercices ont lieu depuis 2010, lorsque l’OTAN a créé le cybercentre, qui est basé à Tallinn, en Estonie.

Le 22 avril, le cybercentre de l’OTAN a annoncé les « gagnants » des Locked Shields. Carry Kangur, responsable des exercices, a déclaré que la Finlande, qui envisage actuellement d’adhérer à l’OTAN, était arrivée en tête. La Finlande est suivie par une équipe conjointe de la Lituanie et de la Pologne, tandis que l’équipe estonienne et géorgienne a terminé en troisième position.

Le communiqué indique que « plus de 5 500 systèmes virtualisés … ont été soumis à plus de 8 000 attaques » lors de l’exercice auquel ont participé 24 équipes. Le CCDCOE indique que la participation cette année a dépassé celle des exercices précédents. Ces équipes, quant à elles, proviennent de 32 pays participants. L’Ukraine a également participé. Les participants à l’exercice sont affectés à des équipes rouges qui mènent des opérations offensives et à des équipes bleues chargées de la défense. Plusieurs pays non membres de l’OTAN ont été inclus dans les opérations.

Le fait est que les services de renseignement des États-Unis et des pays de l’OTAN se livrent à des cyberattaques depuis un certain temps. Depuis le coup d’État de Maïdan en 2014, ils mènent une campagne massive de désinformation et une campagne de propagande de guerre sur la situation en Ukraine. Ces campagnes, qui existaient auparavant, ont été intensifiées depuis le 24 février lorsque la Russie a lancé son opération militaire spéciale, dans le cadre de leurs tentatives d’isoler, d’encercler et d’écraser la Russie. Pour détourner l’attention, les exercices réels actuels sont présentés comme étant des exercices « défensifs ». Selon un porte-parole anonyme de l’OTAN, ils visent à se préparer « à la possibilité d’une cyberattaque russe ».

Un article paru le 19 avril sur le site technologique Gizmodo, basé sur les informations de ce « porte-parole anonyme de l’OTAN », indique que les unités de « défense » cybernétique des pays participants « sont en état d’alerte depuis le début de la guerre en Ukraine ». Il explique que l’exercice comprendrait de multiples « événements hostiles » visant les systèmes informatiques militaires et civils. Locked Shields paralyserait les communications, les systèmes de purification de l’eau et l’électricité d’une île imaginaire dont la capacité est « presque nulle ». Un autre scénario de l’exercice envisage un situation dans laquelle « avec le chaos qui s’ensuit, le public du pays devient inquiet et des manifestations de masse éclatent ». L’exercice devait également inclure une attaque contre « les systèmes de gestion des réserves et de messagerie financière d’une banque centrale ».

Le cybercentre de l’OTAN indique que les coorganisateurs de l’exercice étaient les sociétés Siemens, TalTech, Clarified Security, Arctic Security et CR14. Le communiqué sur les lauréats reconnaît également « les éléments uniques ajoutés à Locked Shields 2022 par Microsoft, par le Centre de partage et d’analyse d’informations dans le domaine des services financiers (FS-ISAC), par SpaceIT et Fortinet ».

L’exercice Locked Shields est semblable au plan mis en place sous les administrations américaines George W. Bush et Barack Obama, connu sous le nom de Nitro Zeus. Ce plan visait à paralyser l’Iran afin de forcer ce pays à se soumettre au diktat des États-Unis sur son industrie nucléaire. Il aurait mis hors service des parties importantes de l’infrastructure civile de l’Iran, notamment son réseau électrique, ses lignes téléphoniques et ses défenses aériennes. Bien que le plan complet n’ait pas été mis en oeuvre, les États-Unis et Israël ont mené une cyberattaque désormais connue sous le nom d’opération Olympic Games contre les systèmes d’énergie nucléaire de l’Iran, la plus dévastatrice étant celle contre l’usine de Natanz, qui a entraîné la destruction de 1 000 centrifugeuses nucléaires. L’opération Olympic Games a été la première cyberattaque connue qui a entraîné non seulement le dysfonctionnement de systèmes informatiques, mais aussi la destruction effective d’infrastructures physiques.

Relaté dans un documentaire de 2016 intitulé Zero Days, Nitro Zeus a impliqué des milliers de cyberguerriers qui ont implanté dans les réseaux iraniens des codes et des programmes qui auraient paralysé le pays[1]. Le « ver » informatique est devenu notoire sous le nom de « Struxnet » lorsqu’il a fait son chemin dans les réseaux informatiques du monde entier en 2010.

L’exercice Locked Shields montre également la méthode réelle de développement et de déploiement des cyberarmes, impliquant non seulement les agences des services secrets des pays alliés de l’OTAN, mais aussi les grandes entreprises de « cybersécurité » qui en tirent profit et les employés qu’elles sous-traitent à l’industrie de la guerre.

En 2012, il était estimé que plus d’un tiers des 1,4 million d’employés aux États-Unis ayant une côte de sécurité très secrète étaient des contractants privés. Edward Snowden en est un excellent exemple, ayant été embauché par Booz Allen, propriété de J. Michael McConnell. McConnell a commencé sa carrière en tant qu’officier du renseignement de la marine dans le delta du Mékong pendant la guerre du Vietnam, puis est devenu directeur de l’Agence nationale de sécurité (NSA) sous l’administration du président Clinton. Il a fait partie de ceux qui ont supervisé l’opération Olympic Games sous la présidence de Bush. Lorsqu’il a quitté son poste au gouvernement, il est retourné chez Booz Allen avec une rémunération de 4,1 millions de dollars. Juste avant les révélations d’Edward Snowden, Booz Allen a remporté un contrat de 5,6 milliards de dollars pour effectuer des analyses de renseignement pour l’Agence du renseignement de la défense et un autre contrat d’un milliard de dollars avec la Marine pour « une nouvelle génération de renseignement, de surveillance et d’opérations de combat ».

L’intégration des pays de l’OTAN dans le complexe de la cyberguerre, dirigée par les États-Unis, a entraîné l’expansion des agences d’espionnage dans les pays membres, comme le Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CSTC) qui s’est vu donner l’autorité « légale » de mener des opérations offensives, abandonnant toute prétention de ne s’occuper que de défense. Adoptés au Canada avec les lois antiterroristes du gouvernement Harper, les libéraux de Justin Trudeau ont maintenu et renforcé les opérations offensives du CSTC lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir.

Source: https://cpcml.ca/fr/dla220425-lmlq-art2/

Solidarité avec le Collectif Palestine Vaincra!

C’est avec stupéfaction que nous apprenons que le Collectif Palestine Vaincra ainsi que d’autres organisations antisionistes et anarchistes sont en voie en criminalisation et menacée de dissolution par l’état français.

La réaction et la montée du fascisme dans les pays impérialistes menacent les droits et libertés fondamentales dans la société dite libérale. Les sociétés capitalistes avancées sont en crise. Les partis politiques traditionnels sont en voie d’extinction pour faire place au populisme et à la fascisation des sociétés impérialistes.

Ce fut d’abord la crise sanitaire, puis la crise ukrainienne et enfin la crise économique. Mais toutes ces crises procèdent de la même crise, la crise systémique du capitalisme à son stade impérialiste.

Les sociétés occidentales vont de crise en crise depuis la Seconde guerre mondiale. La « Guerre froide » qui a opposé l’URSS et les pays impérialistes occidentaux avec à sa tête les USA duquel nous avons assisté durant plusieurs décennies à un « bras de fer » qui nous a conduit à la prolifération de l’armement nucléaire a pratiquement mené le monde à « l’Apocalypse » à quelques reprises.

Mais, même avant la création du « Rideau de fer », en sortant de la WWII, les pays impérialistes ont favorisé et permis la création de l’état colonial israélien, en 1948, au cœur du Moyen-Orient sur une territoire alors sous mandat britannique, la Palestine. C’est ce que l’on a nommé comme la « Nakba ».

Il s’en est suivi une tension internationale entre les pays arabes et l’entité sioniste qui a dominé le monde jusqu’à aujourd’hui encore. Les luttes anticoloniales des années 60 et 70 dans les pays opprimés en voie de développement ont mené pendant deux décennies à la Libération nationale de nombreux peuples opprimés par les impérialistes occidentaux et ont favorisé une semblable initiative du côté palestinien avec la création de l’OLP, Organisation pour la Libération de la Palestine, coalition de plusieurs groupes de la résistance palestinienne.

Plusieurs initiatives furent prises pour redonner la terre dont les Palestiniens considèrent avoir été dépouillés. La création de l’OLP, la résistance palestinienne, les guerres entre pays arabes et Israel dans les années 60, les Intifada I et II se sont tous malheureusement soldés par un échec.

C’est à ce moment que Yasser Arafat a accepté de négocier un traité de Paix avec Israël et signé les Accords d’Oslo en 1995. Or, devant l’impasse dans lequel les Palestiniens se sont retrouvés à la suite de la signature du Traité, la multiplication des attaques d’Israël, le non-respect des engagements pris et des violations du Traité d’Oslo ordonnant la fin des Territoires Occupés et leur retrocession à l’Autorité palestinienne, la société civile palestinienne a fait appel à la société civile internationale en 2005 pour lancer le mouvement de solidarité BDS, pour Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

C’est alors que nous avons commencé à voir naître, ce qu’on appelle aujourd’hui dans les sociétés occidentales, la lutte antisioniste dont il ne faut pas confondre avec l’antisémitisme.

Aujourd’hui, maintenant que les mouvements de solidarité avec les Palestiniens et que la lutte antisioniste internationale prend de l’ampleur un peu partout à travers le monde, nous assistons à un mouvement réactionnaire des pays impérialistes qui consiste essentiellement à criminaliser BDS et la lutte antisioniste contrevenant ainsi aux principes fondamentaux des droits humains et aux droits et libertés fondamentales des sociétés dites libérales.

Est-ce encore utile de rappeler la distinction fondamentale entre l’antisémitisme et l’antisionisme. L’un est caractérisé par une idéologie cultivant la haine envers un groupe religieux ou ethnique, l’antisémitisme; tandis que l’autre consiste à s’opposer démocratiquement aux politiques d’apartheid d’un état, en l’occurrence l’entité sioniste, Israël.

Nous voyons donc la vraie nature du libéralisme et de ses soit-disants valeurs de droits et libertés. La bonne vieille méthode de censure et de mise à l’index des idées et de la parole par les états « libéraux » impérialistes nous ramènent au vieux temps de l’Inquisition espagnol et de la dictature fasciste européenne du début du XXe siècle, sous couvert de « démocratie ».

Comme disait le pasteur allemand Martin Niemöeller dans son célèbre discours:

« Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »

… quand ils sont venus chercher les antisionistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas antisioniste. À la fin, quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour me défendre.

Mobilisons-nous donc pour lutter contre la criminalisation des groupes antisionistes et contre la dissolution des groupes antisionistes. Il y a va de notre liberté et de nos droits et libertés à tous.

NON à la dissolution du Collectif Palestine vaincra!

Liberté pour le peuple palestinien !

Le Canada a formé des éléments d’un régiment ukrainien lié à l’extrême droite

Artefact retrouvé parmi les groupes nazis en Ukraine

Le Canada a dépensé près d’un milliard de dollars pour la formation des forces ukrainiennes depuis 2014. Des militaires du régiment Azov, connu pour ses liens avec l’extrême droite, ont profité de cet entraînement.

Fondé par un néonazi notoire, Azov s’est fait connaître pour ses faits d’armes en 2014 contre les séparatistes prorusses, notamment à Marioupol, là où il combat encore une fois aujourd’hui. D’ailleurs, avec le repositionnement des forces russes dans le sud et l’est de l’Ukraine, le bataillon pourrait avoir un rôle central à jouer dans les combats à venir.

Lorsque Vladimir Poutine avance vouloir « dénazifier » l’Ukraine en envahissant le pays, il fait notamment référence à cette unité controversée. Si l’effectif du bataillon s’est diversifié depuis son intégration dans la Garde nationale ukrainienne (GNU), il entretient toujours des liens avec l’extrême droite.

C’est en raison de ces affiliations fascistes qu’Ottawa répète d’ailleurs, depuis 2015, que jamais les Forces armées canadiennes (FAC) ne fourniront ou n’ont fourni d’entraînement ou de soutien à ce régiment ni à des unités affiliées.

Pourtant, des photos prises au centre de formation de Zolochiv de la garde nationale ukrainienne GNU, dans l’ouest de l’Ukraine, montrent le contraire. Les Forces armées canadiennesFAC ont bel et bien contribué à la formation des soldats du régiment Azov en 2020, au point où cette unité se targue maintenant de pouvoir former ses propres militaires selon les standards occidentaux.

Sur deux clichés publiés sur les réseaux sociaux de la Garde nationale ukrainienne(Nouvelle fenêtre)le 20 novembre 2020, on aperçoit deux militaires qui portent sur leur uniforme un écusson fourni par le régiment Azov au moment où ils participent à un entraînement auprès des Forces armées canadiennesFAC. Il s’agit de l’emblème du test Spartan, un tournoi avec des épreuves de force. L’écusson est aussi frappé du logo du régiment Azov, qui évoque la Wolfsangel, un symbole qui a été utilisé par plusieurs unités nazies.

Des militaires ukrainiens participent à un entraînement.

Sur cette photo publiée sur les réseaux sociaux de la Garde nationale ukrainienne, on aperçoit un militaire qui porte un écusson du régiment Azov, alors qu’il participe à un entraînement auprès de militaires canadiens.

Des militaires ukrainiens participent à un entraînement.

Des soldats ukrainiens formés aux États-Unis au maniement de drones tueurs

Un petit groupe de soldats ukrainiens qui se trouvait aux États-Unis avant l’invasion russe de l’Ukraine est formé au maniement des drones tueurs Switchblade que Washington fournit à Kiev.